Les clauses abusives dans les contrats

Les clauses abusives dans les contrats

Les clauses abusives sont présentes dans de nombreux contrats du quotidien, notamment dans les contrats hypothécaires, et passent souvent inaperçues. Dans cet article, nous expliquons ce qui est considéré comme une clause abusive et comment les juridictions andorranes interviennent en la matière.

Publié dans le Periòdic d'Andorra

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16 de gen. 2026

Article

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Contrats d'adhésion et protection contre les clauses abusives

Un contrat d’adhésion est un contrat dans lequel l’une des parties, généralement l’entreprise ou le professionnel, fixe à l’avance l’ensemble des conditions contractuelles, tandis que l’autre partie, le consommateur, se limite à les accepter ou à les refuser en bloc, sans possibilité réelle d’en négocier le contenu.

Cette absence de négociation individuelle place le consommateur dans une situation de nette inégalité, ce qui justifie une protection juridique particulière.

Cette protection est consacrée par l’article 34 de la Loi 13/2013 relative à la protection du consommateur, qui dispose que sont abusives les stipulations qui :

  • n’ont pas fait l’objet d’une négociation individuelle,

  • correspondent à des pratiques non expressément consenties,

  • causent un préjudice au consommateur,

  • créent un déséquilibre significatif entre les droits et les obligations des parties.

En termes simples, il s’agit de clauses qui ne profitent qu’à l’entreprise et qui portent atteinte au consommateur, en violation du principe de bonne foi.

La doctrine ajoute que doivent également être considérées comme abusives les clauses qui provoquent un déséquilibre entre les prestations des parties ou qui empêchent le contrat de remplir sa finalité, au regard de sa nature et de son type.

Une nuance essentielle

Le fait qu’une clause ait été expressément acceptée par le consommateur - par exemple en cochant une case ou en signant le contrat - ne garantit pas sa validité.

La loi considère comme abusives les clauses non négociées individuellement qui créent un déséquilibre entre les parties. Autrement dit, une clause peut avoir été acceptée, mais si aucune possibilité réelle de la modifier n’existait et si son contenu porte clairement atteinte aux droits du consommateur, elle est nulle de plein droit.

Cette distinction est fondamentale : le pouvoir du consommateur ne réside pas uniquement dans la négociation préalable à la signature, mais dans sa capacité à identifier les clauses abusives et à savoir qu’elles ne sont pas applicables.

Le contróle exercé per la jurisprudence

Les juridictions ont établi un double contrôle des clauses :

Un contrôle formel, qui écarte ou considère comme non incorporées les clauses illisibles, vagues, imprécises ou indéterminées.

Un contrôle de transparence matérielle, qui consiste à vérifier si une clause apparemment claire permet réellement au consommateur de comprendre la charge économique et juridique du contrat, y compris les risques et les sacrifices patrimoniaux qu’il implique.

Un exemple

Un cas paradigmatique est celui d’un prêt garanti par une hypothèque dans lequel figurait une clause relative aux intérêts de retard. Il était prévu que ceux-ci seraient « le minimum que la banque applique à tout moment aux découverts en compte ».

Le problème essentiel résidait dans le fait que les clients ne pouvaient, en aucune manière, connaître ce minimum au moment de la signature du contrat. Ce défaut de transparence empêchait d’anticiper la charge économique en cas de non-paiement et créait un déséquilibre manifeste entre les obligations des parties.

Pour ces raisons, le tribunal a conclu que la clause était abusive : elle avait été imposée sans information suffisante et sans permettre au consommateur d’en avoir une connaissance minimale. Elle a donc été déclarée nulle de plein droit et n’a pas été appliquée.

Clauses abusives fréquentes

Les clauses abusives ne figurent pas uniquement dans les contrats de prêt. On les retrouve dans de nombreux domaines, notamment :

  • les clauses qui subordonnent le contrat à la seule volonté de l’entreprise, lui permettant de modifier les prix ou les conditions sans préavis ;

  • les clauses qui limitent les droits du consommateur, par exemple en excluant le droit de recours ou en prévoyant des pénalités disproportionnées ;

  • les clauses dépourvues de réciprocité, où une seule partie assume des obligations ;

  • les clauses imposant des garanties disproportionnées ou faisant peser indûment la charge de la preuve sur le consommateur ;

  • les clauses disproportionnées quant à la résolution ou à l’exécution du contrat.

Contrats d'adhésion et protection contre les clauses abusives

Un contrat d’adhésion est un contrat dans lequel l’une des parties, généralement l’entreprise ou le professionnel, fixe à l’avance l’ensemble des conditions contractuelles, tandis que l’autre partie, le consommateur, se limite à les accepter ou à les refuser en bloc, sans possibilité réelle d’en négocier le contenu.

Cette absence de négociation individuelle place le consommateur dans une situation de nette inégalité, ce qui justifie une protection juridique particulière.

Cette protection est consacrée par l’article 34 de la Loi 13/2013 relative à la protection du consommateur, qui dispose que sont abusives les stipulations qui :

  • n’ont pas fait l’objet d’une négociation individuelle,

  • correspondent à des pratiques non expressément consenties,

  • causent un préjudice au consommateur,

  • créent un déséquilibre significatif entre les droits et les obligations des parties.

En termes simples, il s’agit de clauses qui ne profitent qu’à l’entreprise et qui portent atteinte au consommateur, en violation du principe de bonne foi.

La doctrine ajoute que doivent également être considérées comme abusives les clauses qui provoquent un déséquilibre entre les prestations des parties ou qui empêchent le contrat de remplir sa finalité, au regard de sa nature et de son type.

Une nuance essentielle

Le fait qu’une clause ait été expressément acceptée par le consommateur - par exemple en cochant une case ou en signant le contrat - ne garantit pas sa validité.

La loi considère comme abusives les clauses non négociées individuellement qui créent un déséquilibre entre les parties. Autrement dit, une clause peut avoir été acceptée, mais si aucune possibilité réelle de la modifier n’existait et si son contenu porte clairement atteinte aux droits du consommateur, elle est nulle de plein droit.

Cette distinction est fondamentale : le pouvoir du consommateur ne réside pas uniquement dans la négociation préalable à la signature, mais dans sa capacité à identifier les clauses abusives et à savoir qu’elles ne sont pas applicables.

Le contróle exercé per la jurisprudence

Les juridictions ont établi un double contrôle des clauses :

Un contrôle formel, qui écarte ou considère comme non incorporées les clauses illisibles, vagues, imprécises ou indéterminées.

Un contrôle de transparence matérielle, qui consiste à vérifier si une clause apparemment claire permet réellement au consommateur de comprendre la charge économique et juridique du contrat, y compris les risques et les sacrifices patrimoniaux qu’il implique.

Un exemple

Un cas paradigmatique est celui d’un prêt garanti par une hypothèque dans lequel figurait une clause relative aux intérêts de retard. Il était prévu que ceux-ci seraient « le minimum que la banque applique à tout moment aux découverts en compte ».

Le problème essentiel résidait dans le fait que les clients ne pouvaient, en aucune manière, connaître ce minimum au moment de la signature du contrat. Ce défaut de transparence empêchait d’anticiper la charge économique en cas de non-paiement et créait un déséquilibre manifeste entre les obligations des parties.

Pour ces raisons, le tribunal a conclu que la clause était abusive : elle avait été imposée sans information suffisante et sans permettre au consommateur d’en avoir une connaissance minimale. Elle a donc été déclarée nulle de plein droit et n’a pas été appliquée.

Clauses abusives fréquentes

Les clauses abusives ne figurent pas uniquement dans les contrats de prêt. On les retrouve dans de nombreux domaines, notamment :

  • les clauses qui subordonnent le contrat à la seule volonté de l’entreprise, lui permettant de modifier les prix ou les conditions sans préavis ;

  • les clauses qui limitent les droits du consommateur, par exemple en excluant le droit de recours ou en prévoyant des pénalités disproportionnées ;

  • les clauses dépourvues de réciprocité, où une seule partie assume des obligations ;

  • les clauses imposant des garanties disproportionnées ou faisant peser indûment la charge de la preuve sur le consommateur ;

  • les clauses disproportionnées quant à la résolution ou à l’exécution du contrat.

Conclusion

Conclusion

Le pouvoir du consommateur

Heureusement, le consommateur dispose d’un avantage essentiel : même s’il ne peut pas négocier un contrat avec une banque, une compagnie d’assurance ou une grande entreprise, il peut identifier les clauses abusives et savoir qu’elles ne sont pas applicables.

Ainsi, le véritable pouvoir du consommateur ne réside pas tant dans la négociation de la clause que dans sa capacité à la reconnaître et à savoir qu’elle est nulle. Souvent, il n’est pas possible d’empêcher son insertion dans le contrat, mais il est possible d’agir en connaissance de cause lorsqu’un abus est constaté.

Beaucoup de consommateurs pensent que seuls les particuliers disposant d’un grand pouvoir économique ou les grandes entreprises sont en position de force. Pourtant, la connaissance est un pouvoir : identifier une clause abusive, comprendre ses conséquences et savoir qu’elle est nulle constitue un outil juridique essentiel pour se défendre sans avoir à négocier.

Le pouvoir du consommateur

Heureusement, le consommateur dispose d’un avantage essentiel : même s’il ne peut pas négocier un contrat avec une banque, une compagnie d’assurance ou une grande entreprise, il peut identifier les clauses abusives et savoir qu’elles ne sont pas applicables.

Ainsi, le véritable pouvoir du consommateur ne réside pas tant dans la négociation de la clause que dans sa capacité à la reconnaître et à savoir qu’elle est nulle. Souvent, il n’est pas possible d’empêcher son insertion dans le contrat, mais il est possible d’agir en connaissance de cause lorsqu’un abus est constaté.

Beaucoup de consommateurs pensent que seuls les particuliers disposant d’un grand pouvoir économique ou les grandes entreprises sont en position de force. Pourtant, la connaissance est un pouvoir : identifier une clause abusive, comprendre ses conséquences et savoir qu’elle est nulle constitue un outil juridique essentiel pour se défendre sans avoir à négocier.

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